Un tableau de bord que la direction lit vraiment
La plupart des reportings ne sont pas lus. Ce n'est pas un problème d'outil, c'est un problème de conception.
Un tableau de bord de direction qui compte quarante indicateurs n'est pas un tableau de bord : c'est une base de données mise en page. Le symptôme est toujours le même — on le produit tous les mois, personne ne le commente jamais.
Partir de la décision, pas de la donnée
La bonne méthode consiste à lister d'abord les décisions que la direction doit prendre dans le mois, puis à ne retenir que les indicateurs qui changent ces décisions. Un indicateur qui ne déclenche aucune action, quel que soit son niveau, n'a pas sa place.
Trois règles simples
- Un écart affiché sans explication ni action associée est du bruit.
- Une valeur sans point de comparaison — budget, mois précédent, année passée — ne veut rien dire.
- Si le commentaire tient en une phrase, il doit être sur la même page que le chiffre.
Le test final est simple : demandez à un membre du comité de direction ce qu'il a décidé le mois dernier grâce au tableau de bord. Si la réponse tarde, le document est à refaire.