Premier poste de manager : les trois mois qui décident de tout
On promeut le meilleur technicien, puis on le laisse seul. Ce qui se joue au début, et comment ne pas installer les mauvais réflexes.
La promotion au management est presque toujours une récompense pour une excellence technique. Le problème est que le nouveau métier n'a que peu de rapport avec l'ancien : on cesse d'être évalué sur ce qu'on produit pour l'être sur ce que produisent les autres.
Le réflexe qui coûte le plus cher
Reprendre le travail mal fait. C'est rapide, c'est rassurant, et cela installe durablement l'idée que l'équipe n'a pas besoin de progresser puisque le manager rattrapera. Au bout de six mois, le manager est saturé et l'équipe n'a rien appris.
Ce qui fonctionne mieux
- Clarifier ce qui est attendu avant de déléguer, pas après avoir constaté l'écart.
- Accepter un résultat à 80 % quand l'enjeu le permet, et dire explicitement que c'est suffisant.
- Donner le retour dans les jours qui suivent, pas à l'entretien annuel.
- Distinguer ce qui relève du désaccord de méthode et ce qui relève de l'erreur.
Un manager qui fait à la place de son équipe n'est pas un bon manager surchargé. C'est un bon technicien qui n'a pas encore changé de métier.